Pierre, 16 ans, beau, grand et mince. Un physique très avantageux, il connaît un succès fou auprès d'un grand nombre de garçons et de filles, il donne une image de lui parfaite, comme s'il était inaccessible, les gens le reconnaissent dans la rue, le traque discrètement et cela lui procure une satisfaction qu'il cache au maximum. Sûrement l'un des plus beaux gays sur cette planète.
Cindy, 17 ans, une lesbienne de caractère, une jolie fille aux airs de garçon manqué mais qui reste très féminine malgré cela. Elle a elle aussi un grand succès avec les filles, elle change de copine comme de soutif, souvent vêtue de slim troué et de talons haut, elle adopte un style bien à elle.
Daniel, 16 ans, un jeune gay légèrement mal dans sa peau mais qui ne veut absolument pas en parler, ne serait-ce qu'avec ses amis, métissé et déjanté, il est un peu l'ami de tout le monde, très sociable, il lui manque quelque chose d'essentiel dans sa vie, certainement l'amour, mais ça il ne le dira jamais. Un garçon au style unique, très loin de la superficialité et que l'on pourrait qualifier de cool.
Voici leur histoire...
Paris endormi, Daniel est encore dans un de ces nombreux rêves, jusqu'à ce que un bruit répétitif vienne troubler son sommeil. Il est 7:00, il tente désespérément d'appuyer sur le bouton d'arrêt du réveil mais en vain, excédé par ce bruit stressant, il lance l'appareil contre le mur, après tout ce ne sera que le cinquième ce mois-ci. Le jeune homme se lève, en caleçon, passe par la cuisine pour piquer un croissant, et attrape une cigarette au passage, il se dirige vers le balcon, ne se préoccupant même pas de ce que les gens diront quand ils le verront à moitié nu. Il se pose sur la rambarde, allume sa cigarette et compose un numéro sur son portable
« Allo ? »
« Ouais, j'te réveille ? »
« Un peu, ouais, qu'est-ce qui se passe ? »
« Oh rien de grave... Et si on allait en cours aujourd'hui ? »
Il est 7:50, devant le lycée Pierre et Daniel fument ensemble quand ils se tournent et voient arriver au loin la belle Cindy. Elle fait un câlin à ses deux meilleurs amis.
« Devinez quoi mes loulous ? » demanda-t-elle en souriant.
« Tu as une nouvelle copine ! » répondit Daniel
« Cindy ne peut pas avoir qu'une seule copine, il lui en faut deux minimum ! » reprit Pierre l'air arrogant.
« Mais non ! Mes parents se barrent ce week-end ! » Dit-elle en sautillant.
Daniel et Cindy se mirent à sauter et crier ensemble devant tous les lycéens tandis que Pierre cachait sa joie sous ses grosses lunettes de soleil.
« Bah Pierre, on a un super plan de soirée et t'es pas content ? » demanda Daniel l'air choqué.
« Si mais pas au point de m'afficher devant tout le lycée. » répondit-il aussitôt.
Les trois jeunes allèrent en cours alors que la sonnerie retentit.
Il est 11:35, les lycéens commencent à sortir de l'établissement. Les 3 jeunes accompagnés d'autres élèves se dirigent vers la cafeteria. Une fois à l'intérieure ils saisissent un plateau chacun. Ils le remplirent d'un tas de conneries surgelées. Les jeunes adolescents s'asseirent et commencèrent à manger quand une voix virent les interrompre.
« Excusez-moi, je peux venir m'assoire avec vous ? » demanda une jeune fille, blonde, maigrichonne et toute menue, habillée avec une horrible chemise à fleure et un jean slim de couleur violette.
Le groupe se regarda.
« Bien sur que tu peux venir, je t'en prie, assied toi » répondit Daniel
La blonde lui fit un sourire et ne parla pas de tout le repas, même Daniel le plus sociable de tous n'arrivait pas à lui parler. Le repas finit, Cindy fit une proposition à ses amis.
« Bon venez, on va se poser chez moi, la flemme d'aller voir la vieille prof de français ! »
Tout le groupe était d'accord pour passer une après-midi à oublier les cours.
« Attendez-moi les meufs, je viens avec vous ! » criait un jeune homme au loin.
Ca, c'est Antoine, 17 ans, un gay aussi, avec un style parisien, une veste en cuir, des cheveux bouclés, des lunettes à grosses montures et des slims colorés.
« Oh non ! Pas lui ! » Soupirait Pierre, en levant les yeux au ciel.
Tous allèrent tout droit chez Cindy qui adorait recevoir du monde.
Il est 12:10, une fois arrivés chez Cindy, tout le monde commençait à se servir dans le frigo, à zapper les chaînes de télévision, s'allonger sur le canapé chaussures aux pieds. Quand soudain ils entendirent des pas à l'étage. Ils se laissèrent submerger par la panique, Cindy saisit une bâte de baseball et se mit au pied de l'escalier, tous les autres étaient cachés sous la table.
« Oh Maman, Papa ! » s'exclama Cindy.
« Cindy, qu'est-ce que tu fais avec une bâte à la main ? » demanda sa mère.
« Oh rien ! J'ai cru que c'était un cambrioleur ou je sais pas quoi !
« Qu'est-ce que tu peux être bête ! » dit son père.
« Mais qu'est-ce que vous faites avec vos valises ? Je croyais que vous ne partiez que demain après midi. » Dit-elle.
« Non, changement de programme, nous partons pour le Portugal dans une heure, d'ailleurs nous allons éviter de rater l'avion. » répondit sa mère.
« Oui ! Oui ! Partez vite ! Vous allez le rater ! Vite ! » Cria-t-elle.
Elle embrassa ses parents, apparemment très heureuse de les voir partir. Puis retourna dans le salon, ses amis étaient encore sous la table, elle se dirigea vers eux, tout sourire et cria :
« C'EST LA FÊTE ! ». Tout le monde sortit de sous la table et se mit à sauter en l'air !
Il est 19:50, la maison de Cindy est envahie par des tas de jeunes, ils sont au moins vingt par pièce. Seules les bouteilles d'alcool dépassent le nombre de personnes. Il y a ceux qui sont scotchés à l'ordinateur à valider les deux pauvres commentaires qui hantent leur blog. Ceux qui après deux verres de jus de pomme se roule par terre en prétendant être trop bourrés. Ceux qui se posent dans la cuisine afin de pouvoir s'engloutir gratuitement. Ceux qui restent debout sans bouger et qui refusent de boire de peur que leurs parents l'apprennent. Et ceux qui comme Cindy, Daniel, Pierre et Antoine qui se font des culs secs, se roulent des pétards en petit comité, qui profitent de la soirée au maximum, et au final se mettent à parler une autre langue.
« Cindy, je... je suis sur que tu connais même pas la moitié de ceux qui sont chez toi en ce moment ! » dit Pierre en rigolant.
« Ouais les mecs ! Et le pire c'est que j'en ai rien à branler ! » Répondit-elle en tombant par terre. Pierre se lève et se dirige sur la balançoire une cigarette à la main, il s'assied et se balance légèrement en fumant dans le noir.
« Salut » dit une voix grave dans la pénombre.
« Salut, on se connaît ? » demanda Pierre.
« Moi oui mais toi sûrement pas. » répondit la voix.
« Tu t'appelles ? » demanda Pierre
« Aurélien... On est dans le même lycée, je ne sais pas qui tu vois qui je suis... » Dit-il.
Pierre ne répondit pas, il descendit de la balançoire et tenta de voir le visage d'Aurélien.
« Je n'arrive pas à te voir. » dit Pierre en chuchotant.
« Tu n'as qu'à me toucher pour te faire une idée... » chuchota-t-il.
Pierre hésitant, tendit sa main dans le plus grand des hasard, il sentit quelque chose de doux, il présumait que c'était une joue, puis il remonta, sentit un sourcil, puis un front, puis des cheveux, pas trop court, juste comme il aime, il approcha son visage, sa tête tournait beaucoup, dans le noir il était perdu, il ne savait pas ce qu'il faisait quand il comprit que ses lèvres étaient collées à celles d'Aurélien, il ressentit un frisson très intense qui lui parcouru tout le corps, il l'embrassa sans même savoir à quoi ressemblait celui-ci, ce qui était le comble car pour Pierre, rien n'est plus important que l'aspect physique. Il se laissait aller.
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